Chapitre 2

Présentation de la première famille du Puy-Montbrun
ou
La branche Montbrun de la famille du Puy en Dauphiné à l’origine du nom du Puy-Montbrun

Ce qui suit a – entre autres – l’objectif de montrer que
cette famille dont le nom a été usurpé par l’une des branches aînées
au faux motif qu’elle était éteinte pourrait très probablement ne pas l’être.

Préalable : rappel sur la méthode suivie

Analyser toutes les preuves et, surtout, les présenter précisément au lecteur intéressé de façon aussi exhaustive que possible pour qu’il se fasse son propre avis, c’est ce à quoi on s’attache ici [Voir Annexe 2A]

Le lecteur pourra aussi enrichir le site, s’il le souhaite, par ses travaux ou ses observations dont on le remercierait. Nul ne peut prétendre à l’exhaustivité et toute information nouvelle – ou toute correction d’erreurs – sera bien utile.

Merci d’avance. On en vient au fait.

LES GÉNÉALOGIES CONNUES DE LA BRANCHE MONTBRUN DES du PUY du DAUPHINÉ

On dispose sur cette branche [Voir Annexe 2B] de très nombreuses informations.

D’abord, deux des membres de cette famille sont particulièrement étudiés par des généalogistes et des historiens. 

Le premier : Charles du Puy ou Dupuy, seigneur de Montbrun, dont on dispose de généalogies écrites par :

◊ J.Cl. Martin, Histoire de Charles Dupuy, Nouvelle édition, Paris,1816 :
https://books.google.fr/books?id=fJirDbxOr-kC&hl=fr&pg=PA117#v=onepage&q&f=false (Section 12, page 117 et suivantes).
◊ Gilbert Picron, Charles du Puy-Montbrun, Éditions du Toulourenc, 2016.
Un ouvrage consacré à la vie, aux exploits et à la famille de Charles, grand capitaine protestant lors de guerres de religion.

Le second : Alexandre du Puy, Marquis de Saint-André-Montbrun, qui a été notamment Grand capitaine des armées du Roi de France et généralissime de l’armée de Terre de la République de Venise avec une généalogie écrite par :

◊ Joseph Mervesin, Histoire du Marquis de Saint André Montbrun, Claude Barbin, Paris, 1698 :
https://books.google.fr/books?id=nghzAH2_MXIC&pg=PA1&lpg=PA1&f=false

La généalogie de la branche Montbrun, ensuite, a fait l’objet de travaux des généalogistes suivant (à notre connaissance) :

◊ Guy Allard en 1681 dans son Histoire généalogique des familles de Du Puy- Montbrun et de Murinais, Grenoble :
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k374329d/f10.image

◊ Louis Moreri en 1758 dans Le Grand Dictionnaire Historique, tome huitième, Branche des seigneurs de Montbrun présentée en page 634 :
https://archive.org/details/MoreriGdDictHist08bnf.pdf/page/n807

◊ La Chenaye-Desbois en 1776 dans son Dictionnaire de la Noblesse, Seconde édition, tome XI, Notice du Puy-Montbrun page 582 :
https://fr.geneawiki.com/index.php/François-Alexandre_de_La_Chenaye-Aubert

◊ Louis-Nicolas-Hyacinthe Chérin en 1787 pour une admission aux Honneurs de la Cour, Bibliothèque Nationale, site Richelieu, département des manuscrits, fonds Chérin 165, microfilm MF 21201, dossier 3342 pour la famille du Puy du Dauphiné.
– Accès Général aux familles du Puy du fonds Chérin :
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100810923.r=Chérin%20165?rk=64378;0
– Les du Puy du Dauphiné, Général, dossier 3342 :
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100810923/f120.image.r=Chérin%20165
– Mémoire :
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100810923/f158.image.r=Chérin%20165
– Copie expédiée du mémoire :
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100810923/f153.image.r=Chérin%20165

◊ Le Marquis de Magny en 1846 dans son Livre d’Or de la Noblesse, Paris,
Branche des seigneurs et Marquis de Montbrun (éteinte), page 367 :
https://books.google.fr/books?id=mN8t87Ftk8QC&pg=PA367&dq=false

◊ E&E Haag en 1853 dans La France protestante, 7e partie, Paris, Notice Dupuy-Montbrun en bas de la page 457 :
https://books.google.fr/books?id=2qVD3-rHAhMC&pg=PA457&dq==false

◊ La Chenaye-Desbois et Badier en 1870 dans le Dictionnaire de la Noblesse, 3e édition, tome XVI, Paris (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54249174)
Notice page 523 :
https://archive.org/stream/dictionnairedela16aube#page/261/mode/2up

◊ Le Baron de Woelmont de Brumage en 1930 dans ses Notices généalogiques,
sixième série, Paris :
https://www.geneanet.org/archives/ouvrages/?action=detail&livre_id=10170351&page=919&book_type=livre&search_type=livre&tk=c15b8ae53ebf66a1 (accès aux membres premium).

◊ Un Sociétaire anonyme1 du Grand Armorial de France en 1948, membre de la Société du Grand Armorial de France, Auteurs-éditeurs, Tome V ;
Notice Du Puy-Montbrun page 396 : http://palisep.fr/bibliotheque/jougla/tome_05.pdf

Que ressort-il de ces présentations pour ce qui nous intéresse ici ?

Tous les auteurs donnent unanimement un BASTET comme premier de la branche Montbrun.
La cohérence de leurs présentations [Voir Annexe 2B] jusqu’au 8e degré de la branche avec Jean-Alleman dit aussi Jean, est remarquable. 

Ce Jean-Allaman est père de nombreux enfants dont René et Charles-René.
C’est alors que les auteurs diffèrent sur celui de ces deux enfants qui poursuit la lignée ainsi que sur la date d’extinction de la branche.

Consacrons quelques instants de notre attention à ces dates d’extinction pour en proposer au lecteur la plus probable. C’est extrêmement important pour la suite dont on donne la conclusion : il n’est pas certain, contrairement à ce qui a été écrit, que cette branche soit réellement éteinte.

L’extinction de cette famille

On résume d’abord [Voir Annexe 2C] les informations dont on dispose venant des auteurs cités : Allard, Moreri, Mervesin, La Chenaye-Desbois, Chérin, Martin, Haag, Magny, Badier, Woelmont, un sociétaire du Grand Armorial de France, Valette et Picron. 
On distingue deux appréciations différentes et une erreur.

L’erreur c’est La Chenaye-Desbois en 1776 qui éteint la famille avec François en 1741, ce que dit aussi Régis Valette. Tous deux sans mentionner un complément d’une très grande importance que l’on trouve chez Woelmont.
François est le dernier des seigneurs de Montbrun à s’éteindre en France, comme le rappelle Woelmont (ci-dessous) mais aussi Gilbert Picron dans son ouvrage édité en 2016. Les autres Montbrun, protestants, se sont exilés on le verra à la révocation de l’Édit de Nantes.

Conclusion immédiate :
L’étude des sources montre que 1741 n’est sûrement pas la date d’extinction de cette famille. Une extinction en France n’est pas l’extinction d’une famille. Une observation qui ne requiert aucun autre commentaire. 

Les deux groupes d’auteurs qui présentent l’extinction se partagent entre :
◊ ceux qui voient Charles-René continuer la lignée qui va alors s’éteindre avec son fils Jacques sans date de décès connue (vers 1715 ?) ;
◊ ceux qui voient dans René le vrai continuateur de la lignée qui s’éteint alors, soit avec Paul-Charles en 1815, soit pour les auteurs les plus récents avec Jean-Bernard en 1901.

Retenir la date de 1901… au plus tôt

D’abord cette date de 1901 n’est pas écartée en 1948 dans la notice du Sociétaire du Grand Armorial de France mais ensuite et surtout nous devons privilégier les recherches les plus récentes de M. Gilbert Picron (2016) qui propose la date de 1901 pour l’extinction.  

L’étude de Gilbert Picron est certainement fondée sur des éléments que tout lecteur pourrait vérifier aujourd’hui s’il veut bien se rendre aux Pays-Bas. (ll faut aller à Maastricht, Emden, Haarlem, Arnhem, Amsterdam où l’on trouve des actes de naissance, de mariage, et de décès [Voir Annexe 2D]).

Elle donne une filiation déjà présentée il y a un siècle et demi par des généalogistes connus pour la rigueur de leur comportement, protestants d’ailleurs, dans leur généalogie de 1853 (au dernier degré près qu’ils ne pouvaient pas connaître alors). Il s’agit des frères Eugène et Émile Haag2.

Ces derniers disent explicitement tenir leurs informations d’un certain Étienne-Heri-Josué du Puy-Montbrun, frère d’Henri [Voir Annexe 2E], (quatorzième degré). Cela dit, le point discuté de cette généalogie est le troisième mariage d’un autre Étienne. Il faut donc dire ici par honnêteté intellectuelle et à l’attention du lecteur que le baron de Woelmont en 1930 s’y oppose explicitement. On le cite : « Ce n’est certainement pas le même Étienne qui, comme on l’a répété à tort aurait épousé en troisièmes noces Suzanne de Lambermont et fut l’auteur des homonymes qui suivent » (page 924).

Mais il y a contre cette opposition une argumentation sérieuse :
– d’une part, il est difficile d’imaginer un usurpateur prenant dans le même lieu le nom du Puy-Montbrun ;
– d’autre part et surtout, un an après, le même Baron de Woelmont dans son ouvrage La Noblesse Française subsistante, Tome III, Paris 1931 donne [Voir Annexe 2F] page 169 pour le Dauphiné la date du 3 août 1901 pour l’extinction des « du Puy-Montbrun, dernière branche passée en Hollande », en apportant ainsi un an après une modification substantielle à ce qu’il avait précédemment écrit.
Aussi proposons-nous de retenir la date de 1901.

Mais il faut ajouter aussitôt qu’il ne serait pas impossible (une hypothèse que nous pensons devoir retenir, on va montrer pourquoi) qu’il pourrait exister encore soit des descendants masculins qui auraient pu échapper aux recherches, Henri par exemple, quatorzième degré étant crédité par M. E&E Haag d’une grande postérité, soit des descendants par les femmes.

Est-on allé aux Pays-Bas pour s’assurer de l’extinction de la branche Montbrun ? Non. A-t-on examiné l’hypothèse que des membres de cette famille aient rejoint la France après la Révolution quand les protestants n’étaient plus sujets d’opprobres ? Non.

Aussi peut-on penser que quelque part en France, ou ailleurs aujourd’hui, une famille qui n’aurait pas été éteinte comme on l’a dit (filiation pas les hommes) ou qui descendrait par les femmes de la branche Montbrun du Dauphiné à l’origine du nom du Puy-Montbrun serait en droit pour les uns de le porter bien évidemment et très légitimement pour les autres de le reprendre par les femmes avec de vraies raisons, alors que la famille subsistante ne le fait que pour des raisons, on va le montrer aussi, qui valent moins.

On dispose en effet d’une information surprenante.

D’abord cette date de 1901 n’est pas écartée en 1948 dans la notice du Sociétaire du Grand Armorial de France mais ensuite et surtout nous devons privilégier les recherches les plus récentes de M. Gilbert Picron (2016) qui propose la date de 1901 pour l’extinction. 

L’étude de Gilbert Picron est certainement fondée sur des éléments que tout lecteur pourrait vérifier aujourd’hui s’il veut bien se rendre aux Pays-Bas. (ll faut aller à Maastricht, Emden, Haarlem, Arnhem, Amsterdam où l’on trouve des actes de naissance, de mariage, et de décès [Voir Annexe 2D]).

Elle donne une filiation déjà présentée il y a un siècle et demi par des généalogistes connus pour la rigueur de leur comportement, protestants d’ailleurs, dans leur généalogie de 1853 (au dernier degré près qu’ils ne pouvaient pas connaître alors). Il s’agit des frères Eugène et Émile Haag3.

Ces derniers disent explicitement tenir leurs informations d’un certain Étienne-Heri-Josué du Puy-Montbrun, frère d’Henri [Voir Annexe 2E], (quatorzième degré). Cela dit, le point discuté de cette généalogie est le troisième mariage d’un autre Étienne. Il faut donc dire ici par honnêteté intellectuelle et à l’attention du lecteur que le baron de Woelmont en 1930 s’y oppose explicitement. On le cite : « Ce n’est certainement pas le même Étienne qui, comme on l’a répété à tort aurait épousé en troisièmes noces Suzanne de Lambermont et fut l’auteur des homonymes qui suivent » (page 924).

Mais il y a contre cette opposition une argumentation sérieuse :
– d’une part, il est difficile d’imaginer un usurpateur prenant dans le même lieu le nom du Puy-Montbrun ;
– d’autre part et surtout, un an après, le même Baron de Woelmont dans son ouvrage La Noblesse Française subsistante, Tome III, Paris 1931 donne [Voir Annexe 2F] page 169 pour le Dauphiné la date du 3 août 1901 pour l’extinction des « du Puy-Montbrun, dernière branche passée en Hollande », en apportant ainsi un an après une modification substantielle à ce qu’il avait précédemment écrit.
Aussi proposons-nous de retenir la date de 1901.

Mais il faut ajouter aussitôt qu’il ne serait pas impossible (une hypothèse que nous pensons devoir retenir, on va montrer pourquoi) qu’il pourrait exister encore soit des descendants masculins qui auraient pu échapper aux recherches, Henri par exemple, quatorzième degré étant crédité par M. E&E Haag d’une grande postérité, soit des descendants par les femmes.

Est-on allé aux Pays-Bas pour s’assurer de l’extinction de la branche Montbrun ? Non. A-t-on examiné l’hypothèse que des membres de cette famille aient rejoint la France après la Révolution quand les protestants n’étaient plus sujets d’opprobres ? Non.

Aussi peut-on penser que quelque part en France, ou ailleurs aujourd’hui, une famille qui n’aurait pas été éteinte comme on l’a dit (filiation pas les hommes) ou qui descendrait par les femmes de la branche Montbrun du Dauphiné à l’origine du nom du Puy-Montbrun serait en droit pour les uns de le porter bien évidemment et très légitimement pour les autres de le reprendre par les femmes avec de vraies raisons, alors que la famille subsistante ne le fait que pour des raisons, on va le montrer aussi, qui valent moins.

On dispose en effet d’une information surprenante.

D’abord cette date de 1901 n’est pas écartée en 1948 dans la notice du Sociétaire du Grand Armorial de France mais ensuite et surtout nous devons privilégier les recherches les plus récentes de M. Gilbert Picron (2016) qui propose la date de 1901 pour l’extinction. 

L’étude de Gilbert Picron est certainement fondée sur des éléments que tout lecteur pourrait vérifier aujourd’hui s’il veut bien se rendre aux Pays-Bas. (ll faut aller à Maastricht, Emden, Haarlem, Arnhem, Amsterdam où l’on trouve des actes de naissance, de mariage, et de décès [Voir Annexe 2D]).

Elle donne une filiation déjà présentée il y a un siècle et demi par des généalogistes connus pour la rigueur de leur comportement, protestants d’ailleurs, dans leur généalogie de 1853 (au dernier degré près qu’ils ne pouvaient pas connaître alors). Il s’agit des frères Eugène et Émile Haag4.

Ces derniers disent explicitement tenir leurs informations d’un certain Étienne-Heri-Josué du Puy-Montbrun, frère d’Henri [Voir Annexe 2E], (quatorzième degré). Cela dit, le point discuté de cette généalogie est le troisième mariage d’un autre Étienne. Il faut donc dire ici par honnêteté intellectuelle et à l’attention du lecteur que le baron de Woelmont en 1930 s’y oppose explicitement. On le cite : « Ce n’est certainement pas le même Étienne qui, comme on l’a répété à tort aurait épousé en troisièmes noces Suzanne de Lambermont et fut l’auteur des homonymes qui suivent » (page 924).

Mais il y a contre cette opposition une argumentation sérieuse :
– d’une part, il est difficile d’imaginer un usurpateur prenant dans le même lieu le nom du Puy-Montbrun ;
– d’autre part et surtout, un an après, le même Baron de Woelmont dans son ouvrage La Noblesse Française subsistante, Tome III, Paris 1931 donne [Voir Annexe 2F] page 169 pour le Dauphiné la date du 3 août 1901 pour l’extinction des « du Puy-Montbrun, dernière branche passée en Hollande », en apportant ainsi un an après une modification substantielle à ce qu’il avait précédemment écrit.
Aussi proposons-nous de retenir la date de 1901.

Mais il faut ajouter aussitôt qu’il ne serait pas impossible (une hypothèse que nous pensons devoir retenir, on va montrer pourquoi) qu’il pourrait exister encore soit des descendants masculins qui auraient pu échapper aux recherches, Henri par exemple, quatorzième degré étant crédité par M. E&E Haag d’une grande postérité, soit des descendants par les femmes.

Est-on allé aux Pays-Bas pour s’assurer de l’extinction de la branche Montbrun ? Non. A-t-on examiné l’hypothèse que des membres de cette famille aient rejoint la France après la Révolution quand les protestants n’étaient plus sujets d’opprobres ? Non.

Aussi peut-on penser que quelque part en France, ou ailleurs aujourd’hui, une famille qui n’aurait pas été éteinte comme on l’a dit (filiation pas les hommes) ou qui descendrait par les femmes de la branche Montbrun du Dauphiné à l’origine du nom du Puy-Montbrun serait en droit pour les uns de le porter bien évidemment et très légitimement pour les autres de le reprendre par les femmes avec de vraies raisons, alors que la famille subsistante ne le fait que pour des raisons, on va le montrer aussi, qui valent moins.

On dispose en effet d’une information surprenante.

D’abord cette date de 1901 n’est pas écartée en 1948 dans la notice du Sociétaire du Grand Armorial de France mais ensuite et surtout nous devons privilégier les recherches les plus récentes de M. Gilbert Picron (2016) qui propose la date de 1901 pour l’extinction. 

L’étude de Gilbert Picron est certainement fondée sur des éléments que tout lecteur pourrait vérifier aujourd’hui s’il veut bien se rendre aux Pays-Bas. (ll faut aller à Maastricht, Emden, Haarlem, Arnhem, Amsterdam où l’on trouve des actes de naissance, de mariage, et de décès [Voir Annexe 2D]).

Elle donne une filiation déjà présentée il y a un siècle et demi par des généalogistes connus pour la rigueur de leur comportement, protestants d’ailleurs, dans leur généalogie de 1853 (au dernier degré près qu’ils ne pouvaient pas connaître alors). Il s’agit des frères Eugène et Émile Haag5.

Ces derniers disent explicitement tenir leurs informations d’un certain Étienne-Heri-Josué du Puy-Montbrun, frère d’Henri [Voir Annexe 2E], (quatorzième degré). Cela dit, le point discuté de cette généalogie est le troisième mariage d’un autre Étienne. Il faut donc dire ici par honnêteté intellectuelle et à l’attention du lecteur que le baron de Woelmont en 1930 s’y oppose explicitement. On le cite : « Ce n’est certainement pas le même Étienne qui, comme on l’a répété à tort aurait épousé en troisièmes noces Suzanne de Lambermont et fut l’auteur des homonymes qui suivent » (page 924).

Mais il y a contre cette opposition une argumentation sérieuse :
– d’une part, il est difficile d’imaginer un usurpateur prenant dans le même lieu le nom du Puy-Montbrun ;
– d’autre part et surtout, un an après, le même Baron de Woelmont dans son ouvrage La Noblesse Française subsistante, Tome III, Paris 1931 donne [Voir Annexe 2F] page 169 pour le Dauphiné la date du 3 août 1901 pour l’extinction des « du Puy-Montbrun, dernière branche passée en Hollande », en apportant ainsi un an après une modification substantielle à ce qu’il avait précédemment écrit.
Aussi proposons-nous de retenir la date de 1901.

Mais il faut ajouter aussitôt qu’il ne serait pas impossible (une hypothèse que nous pensons devoir retenir, on va montrer pourquoi) qu’il pourrait exister encore soit des descendants masculins qui auraient pu échapper aux recherches, Henri par exemple, quatorzième degré étant crédité par M. E&E Haag d’une grande postérité, soit des descendants par les femmes.

Est-on allé aux Pays-Bas pour s’assurer de l’extinction de la branche Montbrun ? Non. A-t-on examiné l’hypothèse que des membres de cette famille aient rejoint la France après la Révolution quand les protestants n’étaient plus sujets d’opprobres ? Non.

Aussi peut-on penser que quelque part en France, ou ailleurs aujourd’hui, une famille qui n’aurait pas été éteinte comme on l’a dit (filiation pas les hommes) ou qui descendrait par les femmes de la branche Montbrun du Dauphiné à l’origine du nom du Puy-Montbrun serait en droit pour les uns de le porter bien évidemment et très légitimement pour les autres de le reprendre par les femmes avec de vraies raisons, alors que la famille subsistante ne le fait que pour des raisons, on va le montrer aussi, qui valent moins.

On dispose en effet d’une information surprenante.

Pas d’extinction du tout ? Bravo Internet !

On lit ci-dessus que le 2 juillet 2019 un intervenant au pseudonyme Montbrun 60 :

Par cette insertion dans l’article Famille du Puy-Montbrun (Dauphiné) de Wikipédia le pseudonyme Montbrun60 fait savoir que la lignée de cette famille n’est pas éteinte contrairement à ce qui est indiqué dans l’article, à preuve le « Livre généalogique de notre famille Montbrun transmis de père en fils ». 

Que voit-on ? Un comportement désolant de la part de Wikipédia !

Le comportement d’un administrateur de Wikipédia au pseudonyme de B-noa ne valorise pas cette encyclopédie.

On lit en effet ci-dessous que cet administrateur supprime quasi immédiatement l’apport de Montbrun60 sans autre forme de discussion. Un bel exemple de comportement que nous trouvons regrettable et méprisant.

Assurément l’information ne plaît pas. [et cela nous est arrivé de multiples fois depuis des années, autant avec ce B-noa qu’avec un pseudonyme dit Correcteur21, grand spécialiste en suppression aussi comme on pourrait le voir en feuilletant l’historique des Pages de discussion ; inutile toutefois d’y perdre son temps NDLR]].

La moindre des politesses, la moindre des attentions à l’égard du souhait de fondateur de Wikipédia, c’est de rechercher le savoir. là où il est (ci-dessous).

Et donc de répondre à Montbrun60 que son apport est d’un très grand intérêt puisqu’il pourrait changer assez fondamentalement la structure même de l’article plutôt que de l’exclure du débat sans autre forme de procès.

La moindre des politesses est donc encore de signaler à Montbrun60 par la mention
« référence nécessaire » prévue par Wikipédia qu’il n’a pas appuyé son apport par des sources admises par cette encyclopédie .
Et de lui proposer d’exprimer en page de discussion ses références pour informer les intervenants qui ont créé l’article d’éléments qu’ils ignorent très certainement [Nous pouvons ajouter qu’ils en ignorent beaucoup d’autres NDLR].

Si l’information ne se révèle pas pertinente, alors et alors seulement on supprimera ce qui a été apporté. Voilà ce qui aurait dû se passer si les intervenants de l’article se comportaient comme les règles de Wikipédia le demandent.

Observation sur l’information du Montbrun60

Pour une famille qui a conservé toutes les informations sur sa lignée depuis la Révolution française il n’est pas difficile de produire des actes qui la rattachent aux derniers degrés connus de la famille du Puy-Montbrun. 

Nous disons que même si extinction par les mâles il y a eu, nous savons depuis l’intervention de Montbrun60 sous réserve d’examen qu’il existe une ou des femmes nées de la vraie branche du Puy-Montbrun qui seraient pleinement légitimes avec ses enfants à relever le nom du Puy-Montbrun.

Nous souhaitons que ce site, s’il est lu par Montbrun60 ou par toute personne qui le reconnaîtrait, puisse participer à l’établissement de la vérité historique.

conclusion

Tous les auteurs s’accordent à dire que la branche Montbrun du Puy du Dauphiné, seule historiquement légitime à s’être appelée ou à être dite appelée du Puy-Montbrun contient des degrés qui ont compté tant dans l’Histoire de France que dans celle du Dauphiné. 

D’origine féodale, sa filiation continue est connue à compter du XIIIe siècle et s’éteindrait en ligne directe masculine prouvée en 1901. Un doute certain demeure aujourd’hui sur cette extinction.

Suite de la présentation

On présente maintenant toutes les branches des du Puy du Dauphiné telles qu’elles ressortent des travaux des généalogistes qui les ont étudiées. 

C’est dans l’une de ces branches que va se trouver la deuxième famille qui va prendre le nom du Puy-Montbrun alors que la branche Montbrun n’est pas encore éteinte.
D’autres branches l’on fait mais ce fut petit jeu. Elles sont tombées dans l’oubli, parce qu’un usurpateur – un Jacques du Puy, le premier à venir mais on en verra d’autres6 – a tout fait, notamment auprès de généalogistes, pour que ne soient jamais mentionnées les autres branches des du Puy du Dauphiné… sauf la sienne7.

chapitre 1

Préalable
ou Un furet qui va main en main : le nom du Puy-Montbrun

chapitre 3

Les nombreuses branches des du Puy en Dauphiné
et quelques premières observations

notes

  1. 1 | Les intervenants volontairement anonymes de Wikipédia et Généawiki s’obstinent à citer le généalogiste Henri Jougla de Morenas en faisant référence à cette notice du Tome V alors qu’il n’y met plus son nom (il était responsable des quatre premiers Tomes) et qu’il décédera peu après.
    À partir du Tome V donc, la responsabilité d’édition devient pour chaque notice celle d’un auteur sociétaire du Grand Armorial de France qu’à ce jour nous ne connaissons pas et ne connaîtrons peut-être jamais, sauf à compulser les archives du Grand Armorial.

    Évoquer ainsi ce généalogiste renommé qu’a été Henri Jougla de Morenas pour le Tome V est à l’évidence parfaitement faux.
    Il a eu la responsabilité de l’édition du Grand Armorial de France du Tome I au Tome IV. Il est mort peu après.

    Son remplaçant, M. Raoul de Warren à compter du Tome V n’a pas voulu endosser la responsabilité d’édition des tomes suivants, contrairement à Henri Jougla de Morenas. Ainsi son nom ne figure-t-il pas sur la page de garde à partir du Tome V, là où figurait en toutes lettres celui de Jougla de Morenas sur les tomes I à IV, comme on peut le voir en comparant les pages de titre ci-dessus :

    ◊ celle du tome IV : http://palisep.fr/bibliotheque/jougla/tome_04.pdf

    ◊ celle du tome V : http://palisep.fr/bibliotheque/jougla/tome_05.pdf

  2. 2 | E&E Haag, La France Protestante, Deuxième édition, Tome cinquième ; Librairie Fishbacher, 1886 pages 917 à 922.
  3. 2 | E&E Haag, La France Protestante, Deuxième édition, Tome cinquième ; Librairie Fishbacher, 1886 pages 917 à 922.
  4. 2 | E&E Haag, La France Protestante, Deuxième édition, Tome cinquième ; Librairie Fishbacher, 1886 pages 917 à 922.
  5. 2 | E&E Haag, La France Protestante, Deuxième édition, Tome cinquième ; Librairie Fishbacher, 1886 pages 917 à 922.
  6. 3 | La famille initialement Rochier ou Rocher devenue successivement de Rocher, puis de Rocher de Labaume puis de Rocher de La Baume (La et Baume séparés) puis de Rocher de La Baume du Puy-Montbrun et enfin de Rocher de Labaume Dupuy-Montbrun (voir plus loin).
  7. 4 | Ce Jacques du Puy cité a en particulier remarquablement utilisé à ses propres fins la carte des Honneurs de la Cour pour masquer la réalité des diverses branches (voir plus loin).